Tout sportif a déjà trouvé un jour une excellente excuse pour ne pas s’adonner à son programme d’entrainement. Et les raisons sont innombrables : un travail qui nous prend tout notre temps, une vie de famille, ou un souci particulier. 

Pourtant, à en juger par les conséquences que cela aura sur votre corps et vos performances au bout de quelques semaines seulement, il apparait clair que ce n’est jamais une bonne idée d’arrêter de s’entrainer. Sachez que même en cas de blessure, le repos total n’est pas forcément la meilleure solution. 

Dans le sport comme en toute chose, la discipline est la clef du succès. Voyons quelles sont les conséquences du désentrainement sur votre corps, et quels sont les moyens de contourner cela.

Première conséquence du désentrainement : une diminution notable du VO2 max

Notez tout d’abord que les conséquences du désentrainement sont proportionnelles à votre niveau d’assiduité sportive : un individu qui court chaque jour pendant des années observera donc un impact bien plus impressionnant sur ses capacités et performances qu’un autre qui va courir une fois par mois. Nous vous rappelons ceci dans un but et un seul : vous rappeler de ne pas perdre courage, et de ne pas écouter le démon de la paresse qui soufflera un jour ou l’autre à votre oreille. La régularité doit être votre premier mot d’ordre, et vous allez rapidement comprendre pourquoi. 

A moins bien sûr que vous ne soyez un sportif de haut niveau, la première semaine de l’arrêt d’une activité physique n’aura que peu de conséquences sur vos performances ou votre organisme : vous vous sentirez un peu « rouillé », et chaque jour qui passe rendra plus difficile encore le retour à l’entrainement. Mais c’est à partir de la deuxième semaine de désentrainement que les choses se gâtent vraiment. 

Cela commencera tout d’abord par une baisse notable de la consommation maximale d’oxygène (le fameux VO2 max). Il ne vous aura pas échappé que votre souffle est l’un des éléments principaux mis en application lors d’un effort : vous ne serez donc pas étonné d’apprendre qu’avec la baisse de votre VO2 max, c’est l’ensemble de votre corps qui est moins efficace. 

Une solution à retenir : Le Cross-Training

Les nombreuses autres conséquences de l’arrêt de l’entrainement sur votre corps :

Et après deux semaines sans effort, c’est la bérézina : le rythme cardiaque s’accélère, la tension artérielle augmente, et les capacités respiratoires diminuent progressivement, entrainant une très sévère diminution de vos performances. 

Cette seconde semaine sera aussi celle où vous observerez une très notable perte de souplesse, laquelle accompagnera le début de la perte de masse musculaire : celle-ci demeure encore invisible à l’œil nu ? N’ayez crainte : elle saura prouver sa présence sous la forme de douleurs, brûlures et autres courbatures chaque fois que vous reprendrez le sport. 

Cerise sur le gâteau ? Votre corps stockera plus facilement les graisses. Finis ventres plats et muscles saillants. Alors, vous souhaitez toujours vous trouver des excuses ?

Le cross-training : 2 activités plutôt que 0

Sachez que l’arrêt de l’activité sportive est tout à fait déconseillé, même en cas de blessure.

Mais comment parvenir à s’entrainer dans ce cas ? La réponse est aussi simple qu’étonnante : multipliez les activités !

Le cross-training (ou entrainement croisé) est, comme son nom l’indique, un principe voulant que l’on s’adonne régulièrement à plusieurs activités sportives dans un même programme : natation, running, vélo ou musculation, par exemple. L’avantage du cross-training réside dans le fait d’acquérir jour après jour les bénéfices de chacun de ces sports, et de pouvoir, si besoin, jongler entre certaines de ces activités. 

Beaucoup de sportifs ont adopté cette méthode, car elle leur permet de ne pas perdre les bénéfices de longues années d’entrainement, et parce qu’ils peuvent ainsi continuer à s’adonner à leur passion, tout en laissant se reposer le membre blessé.